Marie mon amie
Aime tendrement
Claude le Carilloneur
Qui l'aime également
Cet amour est secret mais évident
Entre elle et son gentil crâneur.
Marie est douce, tendre et jolie
C'est vrais son metier n'est pas aimé
Le soir dans les bars sans grande envie
Elle charme les hommes esseulés
Qui contre de l'argent partage son lit
C'est pas jolie mais faut pas l'accabler
Car Marie mon amie
A bien plus de coeur que toute une assemblée
Claude lui n'est pas tendre
Et lorsqu'il sonne les cloches il les reduits parfois en cendres
Mais même s'il est un peu fou un peu bête
Tant que leur amour est secret il se sent bien dans ses chaussettes.
Mais ce soir il est sur la défensive
Car Marie mon amie blondinette
A pris les directives
Et vêtue telle une majorette
Elle devient, devant le monde, (trop) démonstrative
Le carilloneur est sonné !
Il l'aime et tout
Mais que vas t'on dire vue le métier qu'elle fait ?
S'afficher avec elle ? mais on lui chercherai des poux !!
Non ce secret ne doit pas être dévoilé
Alors le carilloneur s'éloigne
Joue les pieux devots, les saintes nitouches
Et Marie pleines de larmes
Me dis sans prendre la mouche
Cette phrase qui désarme :
"Les préjugés ont la vie dure,
le regard des autres est terrifiant
Il peut couvrir d'or ou de vomissure
et parfois, c'est à vous glacer le sang
sépare les amants
par leurs dictatures.
Je suis comme eux une fille d'Eve et d'Adam
Le qu'en dira-t-on a eu raison de mon amour
Il me juge incapable d'aimer sincèrement...
Tampis demain sera un autre jour." |